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Réflexion littéraire portant sur le mème (34 Réponses)

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Certains ne considèrent guère le mème que comme un artefact de nos sociétés numériques, qu'il faudrait reléguer au rang d'amusement adolescent tel qu'un effet de mode quelconque ou un hand spinner. Pourtant, le mème est bien plus que ça. Le mème est une nouvelle école de pensée, on ne contemple plus la rue qui nous mène jusqu'au travail, on contemple le mème. Le midi, le week-end, on parle du mème avec ses congénères, le mème est ce qui apporte la joie. Les petits oiseaux, les fleurs étaient la représentation de la joie depuis la culture antique, désormais, cela sera le même. Même si tu ne retweetes pas ce message cent fois, tu auras tout de même la joie car tu auras toujours le même dans le message en-dessous. N'oublie pas ce que le même est ce qui constitue le mème, car le plus de fois que le mème est, sa multiplicité devient et son ubiquité règne un peu plus. Qu'est-ce que le mème ? Demande-toi plutôt où se trouve le mème, puis trouve la joie lorsque tu te rends compte que le mème est partout. Le mème est le premier ambassadeur du mème dans nos esprits.

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ta ttq quand l'idée de mème est un mème qui remonte au moins à l'anthropologie diffusionniste et que son usage transforme ce qu'elle est censée décrire en en faisant des choses à collectionner, à classifier, à discuter avec distance, et à remettre entre les mains de « créateurs » au lieu de les laisser être la fabrique même de nos interactions

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Ça parle de mème en ignorant totalement la définition du mot et sans avoir la moindre idée que ça existait avant les images rigolotes sur internet.

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>>3
De mon temps les jeunes ils saccageaient pas les tours avec leurs baskets, ils construisaient l'Arc de triomphes avec leurs pierres, ils les tiraient sur leurs chariots, ah ça les jeunes !

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>>4
Pour sa défense, même Larousse fait de la merde : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francai...
Wikipédia propose une bonne explication : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me

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>>5
Je vois au moins deux documentalistes du CDI qui désapprouvent ostensiblement du chef.

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>>6
Ah punaise Mme Wallis avec sa coupe en champignon. D'ailleurs son nom était devenu un mème entre les pertubateurs de ma classe.

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>>6
>>7
Une anecdote de lycée vient de me revenir. Comme à peu près tout le monde ici, j'étais le major de ma terminale S, et en somme aussi un bon fayot, donc il va sans dire que je n'étais pas concerné par les forums et autres réunions d'orientation que l'établissement organisait pour s'assurer qu'aucun parent ne se retrouve avec un gosse sans formation après l'avoir mis dans le privé. Moi, je me calais dans un coin du CDI avec les autres nerds, et on faisait ce que font les lycéens bidouilleurs sur les PC du CDI quand on ne les supervise pas. Entre autres choses, j'avais passé plusieurs heures à créer un pixel art, dont je suis encore fier aujourd'hui et que je regrette d'avoir perdu à jamais, qui représentait un pénis avec un brassard à swastika au-dessus d'un portrait assez ressemblant d'un pote. Naturellement, j'avais uploadé le png sur le serveur accessible depuis tous les postes du lycée, dans un dossier caché que je je copiais un peu partout où je passais en espérant que quelqu'un tombe dessus. Le pote représenté sur l'image l'avait vu, mais il ne savait pas à quel point elle était diffusée.

Bref, une fois, nous étions au CDI avec ce pote, chacun sur un poste, quand je me suis absenté pour aller aux toilettes. Quand je suis revenu, la documentaliste était assise à ma place, en train de lui expliquer je ne sais quelle filière inintéressante à la fac. Le poste que j'avais quitté quelques minutes plus tôt était encore allumé, et le navigateur affichait un fil « humour » de /lit/, rien de franchement interdit, mais quand même des images bizarres et du texte en anglais. J'ai hésité à revenir prendre ma place de peur de provoquer les questions de la dame, donc j'ai fait mine d'aller chercher des livres, en continuant à leur jeter des coups d'œil. Elle ne voulait juste pas s'en aller, et lui continuait à la relancer en faisant des gestes avec ses mains.

Et là, mon poste, qui n'avais pas été touché depuis un moment, s'est mis en veille. Or, je vous le donne en mille, l'écran de veille était celui qui révèle avec diverses transitions les images du dossier Images, dans lequel il n'y avait rien d'autre que mon œuvre, qui s'est donc affiché avec un effet « rideau » en plein écran. La documentaliste ne s'en est pas rendu compte tout de suite parce que c'était à sa droite, hors de son champ de vision, mais le pote était tétanisé, son regard est resté bloqué sur l'écran, et elle a donc vu l'image. Je me suis éloigné de ce coin pour me cacher dans les étagères du CDI. Quand je suis revenu et qu'elle était partie, il m'a dit qu'il lui avait tout expliqué. Elle ne m'en a jamais parlé.

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>>8
Chaotique mauvais

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>>9
Moi une fois mes camarades avaient sorti la bandelette magnétique d'un bouquin, et j'ai eu l'idée de la découper et de la glisser dans le tissu du sac d'un autre élève pris au hasard. Quand il a passé les portiques ça s'est mis à sonner et ils ont perdu 10 bonnes minutes. Sinon on avait aussi réorganisé les volumes d'une encyclopédie sur une étagère dans un coin pour que les lettres sur la tranche fassent à peu près "pd enculé".

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>>10
On faisait peu ou prou la même chose au Furet du Nord.

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>>10
Putain oui l'encyclopédie ! Nous on avait fait « PENIS GAY », et c'était resté comme ça plusieurs mois, personne n'y touchait. À chaque fois que je passais devant j'étais mort de rire.

Aussi, les fichiers batch qui faisaient défiler la commande tree et des entiers aléatoires en vert sur noir (color 0a tmtc) pour un effet Matrisque, et qui ouvraient des process jusqu'à ce que la machine crash.

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J'étais moins cool que vous au lycée. Mon plus grand haut-fait du CDI a été de remplacer le fond d'écran « collines verdoyantes » obligatoire par la même image mais au format gif, à laquelle j'avais ajouté un télétubby à trottinette qui traversait l'écran à toute vitesse toutes les dix minutes. Putain que c'était dur de faire des gifs animés avec les logiciels disponibles au CDI en 2004.

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>>13
Bien plus simple de prendre un screenshot du bureau avec les icônes, de les enlever et cacher la barre des tâches puis de mettre la capture d'écran en arrière-plan.

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Imaginez être le genre de personne qui emploie l'expression "le major" pour le désigner le premier de la classe au lycée.

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>>14
Ça a un bon rapport mesquinerie/effort, en effet. Mais quand même moins élevé que le classique Ctrl+Alt+Bas sur Windows XP.

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>>15
moi ceu la je les apelé Jimi Neutron et je les racketé

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>>15
Paris/10
T'es juste trop pas dans la boucle, non mais what the fuck quoi.

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>>15
J'étais dans un lycée privé, et dans une TS Spé math soigneusement triée qui engendre régulièrement quelques X de surcroît, donc nous étions dans une concurrence un poil plus rude que la moyenne nationale ; j'étais bel et bien le major et je n'ai cessé d'être dans le peloton du haut que quand, quelques mois après avoir brillé à mon concours, j'ai compris que les notes n'auraient plus aucune importance.

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>>19
J'ai toujours regretté de n'avoir compris ça qu'en fin de 5e. J'ai pris la 6e bien trop au sérieux.

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>>20
J'ai eu les meilleures conditions d'éducation possible en 6ème et 5ème, à partir de la quatrième, ce fut le début des emmerdes et la spirale du mal-être qui s'enclenche.

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>>21
Chez moi, le mal-être a commencé en sixième, après que j'ai sauté le CM2, ce qui me faisait deux ans d'avance sur le système scolaire. Je n'ai même pas été trop charrié ou mis à l'écart par les autres à cause de ça, mais j'avais toujours l'impression de ne pas être à ma place, d'autant plus que j'avais toujours de meilleures notes que tous ces grands, et ça a contribué, en conjonction avec plein d'autres facteurs, à m'inhiber socialement. Dans le supérieur, où les gens se mettent à redoubler et à se réorienter, l'écart avec l'âge moyen des pairs s'est encore creusé, et simultanément les gens de mon âge m'apparaissaient de plus en plus comme des gamins.

Il y a une certaine consolation à se dire que l'expérience du mal-être réunit les gens exquis, mais il y a toujours un connard inconditionnellement heureux qui a un parcours comparable et qui n'a juste pas refusé d'aller aux soirées au lycée pour te rappeler que s'infliger tout ça n'était absolument pas nécessaire.

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Ce message a été effacé.

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>>22
>>22
J’ai sauté le CM1 et je suis de fin d'année donc je suis entré en sixième à 9 ans. Là où j'ai vraiment eu de la chance, c'est d'avoir intégré une classe pour enfants dits "EIP", ce qui m'a permis d'être avec des élèves dont l'expérience de la vie était, sinon identique, comparable à la mienne, et d’avoir des cours avec des profs bien meilleurs que la moyenne, dans un lycée privilégié vers lequel je ne me serai pas autrement orienté.
C'est là que j'ai pu nouer des relations vraiment fortes avec d'autres élèves, un en particulier.
Je pense que d'ailleurs, ce qui s'est passé, c'est que ça a même fini par poser problème à l'établissement. Nous étions excellents dans bien des matières, et je me souviens clairement et distinctement d'une prof de maths un peu à côté de la plaque qui prenait toute autonomie des élèves comme des tentatives d'insubordination. C'est un motif qu'on retrouve avec de nombreux enseignants, apporter une correction à une erreur d’inattention du prof, poser une question, prendre de l'avance dans les exercices, tout ceci n'est pas vu comme de l'intérêt sincère pour la discipline mais une façon de "faire le malin" et de mettre en échec la figure de l'enseignant.
À partir de la 4ème, la classe a été répartie parmi les autres et je me suis retrouvé seul, dans une classe avec des éléments difficiles, âgés de deux ans de plus que moi et dont les parents gagnaient facilement quatre fois ce que les miens gagnaient.
D'autre part, l'amitié vraiment forte que j'avais pu nouer s'est dissoute du jour au lendemain. Je me souviens très clairement du dimanche, veille de la rentrée, où je m'entretenais encore sur MSN avec mon meilleur ami (bien plus aisé financièrement que moi et possédant les codes symboliques/sociaux que je n'avais pas à l'époque, des vêtements de marque, un certain habitus social, un nom de famille autre que le mien, etc) et nous nous disions que nous nous verrions le lendemain. Le lendemain, dès la découverte des listes de classe, j'avais compris que ce n'était pas la peine de venir lui reparler, que j'allais simplement être un boulet social qui lui ferait perdre en prestige. Lui non plus n'est pas revenu vers moi, c'était comme d'un accord commun tacite, j'avais comme accepté d'emblée l'idée que je le freinerais socialement. Pour être revenu vers lui en 2018, il m'a confirmé que c'était effectivement ce qu'il avait perçu aussi. C'est dingue à quel point, même si nous n'avions pas le vocabulaire sociologique de l'hexis, l'habitus, etc. nous avions pourtant bien intériorisé et compris confusément de quoi il retournait.
C'est le moment où j'ai commencé à développer divers troubles psychologiques, un trouble compulsif de l'alimentation, j'ai commencé à devenir hautain et désagréable avec mes camarades de classe pour me défendre et ça a fini par recouvrir une grande partie de ma personnalité au lycée et pendant une partie de mon cursus universitaire et entretenu toutes sortes de mécanismes délétères que j'ai mis bien du temps à arrêter et qui laisseront leurs marques sur mon esprit comme mon corps.
D'un autre côté, je suis content d'avoir vécu ce genre de chose tôt dans ma vie et d'avoir pu en ressortir grandi dans une certaine mesure. J'aimerais juste retrouver mon ami mais j'ai l'impression que c'est rêver éveillé. Pour être tout à fait honnête, chaque fois que je nouais des relations avec d'autres personnes, j'essayais subtilement de le remplacer, en essayant de construire une relation aussi intense et personnelle, mais je dois admettre que c'est de base une stratégie qui n'a aucune chance d'aboutir à quoi que ce soit de sain. Je pense que j'en garderai toujours des souvenirs bittersweet comme on dit chez les anglos.

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Tous ces saligauds qui ont été envoyés par leurs parents dans des collèges/lycées de qualité pendant que les tiens t'ont fait croupir en ZEP parce que ton père martelait que c'était « l'école de la république ou tout le monde doit avoir accès à la même éducation ». Je vous jalouse chaudement les amis.

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>>25
C'est le problème de jouer l'intérêt collectif contre l'intérêt individuel. Les profs, même à gauche, ne mettent pas leurs enfants dans le public (à part si l'établissement est dans un coin sans problèmes sociaux) et on ne saurait le leur reprocher sans être un peu hypocrite, surtout dans mon cas.

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>>25
Pareil, inscrit au collège recensant le plus d'incident de la région et détecté surdoué dans la même période.
L'effet positif est que je suis devenu un caméléon social. L'effet négatif est que j'ai nié mon intelligence de peur d'être marginalisé, et du coup ne fichant rien à l'école j'ai pris de très mauvaises habitudes de travail et de discipline.

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Moi j'étais pas en ZEP mais au milieu de la campagne et c'était déprimant. Au collège j'avais aussi des cassos, peut-être pas une majorité par classe, mais assez pour rendre la vie nettement moins bonne. Au lycée général ils y étaient plus donc c'était déjà mieux. Mais dans tous les cas il faut bien comprendre une chose : t'as aucune échappatoire si tes parents ont pas de pognon et de temps. Tu peux pas juste prendre le bus un après-midi pour aller faire un tour au centre-ville. Tu peux pas simplement aller voir une conférence intéressante si l'envie te prend. Et même le jour où tu peux conduire seul une voiture, il faut toujours et encore de l'argent et au moins une journée entière pour aller vers une ville moyenne et y faire quelque chose, et si tu veux aller vers une grande ville, c'est une putain d'expédition qui va encore te coûter l'équivalent de trois-quatre jeux vidéos neufs (je donne une conversion ayant un sens clair pour quelqu'un entre 10 et 18 ans). Sinon, aux alentours t'as juste rien, juste le catéchisme, une médiathèque maigrichonne par-ci par-là, des clubs de foot jouant sur des terrains boueux et déprimants avec cinq plots dont un fendu et avec des vestiaires vétustes, un club de judo dont le bâtiment vibre dans son entièreté quand quelqu'un fait un morote seoi nage. La cours de mon collège était à l'image du reste : totalement vide à part deux énormes pots de fleur. Et la résignation des pairs... très peu voulaient avoir une profession intellectuelle ou manuelle mais hautement qualifiée, beaucoup de « chépa », et des échos que j'ai eu et de ceux que je rencontre on retrouve surtout des infirmières, des gens travaillant de ci et de là, des vendeurs... On a eu l'ADSL très tard aussi, et avec mes parents un peu technophobes, j'ai aussi eu un ordinateur assez tard (ils ont bien fini par comprendre qu'être complètement paumé à l'école face aux ordinateurs allait finir par me poser problème), et si ça m'a aidé à avoir accès à de nouvelles ressources culturelles, il m'a fallut du temps car si mes parents faisaient preuve de bonne volonté culturelle ils n'avaient pas du tout l'aisance d'une personne ayant baigné dans les univers intellectuels sophistiqués toute leur vie. Un avantage à tout ceci tout de même c'est que justement je n'ai pas du tout peur de la « haute » culture comme beaucoup d'autres l'ont ; y avoir accès et baigner dedans c'est au contraire pour moi une libération. Mais il faut bien comprendre le revers de la médaille : si là où j'étais on a pas trop subit l'usage de la culture comme moyen de nous faire sentir inférieurs, c'est bien parce qu'on y avait matériellement très peu accès.

Si vous êtes malins, vous aurez peut-être reconnu que ce que je décris là c'est en fait la France des gilets jaunes. Vous avez sans doute remarqué que partout dans ce que j'ai décrit le nerf de la guerre est évidemment l'argent. Mais ça se combine à l'éloignement de tout ce qui peut être intéressant et donner le sentiment d'appartenir à une société plus grande que son horizon immédiat, et la fermeture des commerces et des agences d'institutions de l'État et des services publics renforce ce sentiment d'abandon. Les gens hors de ces situations ne se rendent pas compte que l'argent et le temps qu'on a sont très vite engloutis par des choses qui en milieu urbain ne posent quasiment pas problème (oui je sais il y d'autres trucs comme la taxe d'habitation, et je suis très au courant car celle de mon logement étudiant fait presque un mois de loyer). On tombe pile entre « trop riches pour avoir des aides » et « trop pauvres pour infléchir son destin social sans s'endetter » (et pouvoir s'endetter est déjà une chance en soi dans ce contexte), ce qui participe encore au sentiment de désaffiliation avec le reste de la société. Il y a comme un sentiment d'exister dans un néant.

Après, là où je suis, 10 ans après mon passage au collège les choses ont changé : il y a eu un afflux de néo-ruraux, un mini supermarché qui a fait faillite a été réinvesti par des commerçants du coin, donnant une sorte de zone commerciale miniature, des auto-écoles ont ouvert, et j'ai pu apercevoir que dans la cour de mon ancien collège ils ont mis des tables de ping pong et un panier de basket ! Je sais pas trop comment ça a évolué autour et dans mon ancien lycée, il est dans une petite ville avec carrément une salle de cinéma indépendante, de base ils partaient pas trop mal. Mais n'empêche, ce sentiment d'être un peu hors du reste de la société m'a affecté pendant longtemps. Ça m'a été utile pour accumuler du capital culturel d'éviter de m'attacher à un groupe de pairs, à un projet d'études ou professionnel, ou à une identité, mais c'est pas exactement toujours la joie non plus.

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>>28
Auvergnat ou franc-comtois ?

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Ce message a été effacé.

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Ce message a été effacé.

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>>24
Je connais ce sentiment. J'ai grandi en Angleterre dans une famille adoptive (ne pose pas de questions) relativement aisée, mais sans grand bagage culturel. L'école où nous allions moi et mon « frère » était extrêmement huppée, même pour ma famille. Sans rejeter la faute sur mes parents adoptifs, j'ai toujours perçu, étant l'enfant adopté, qu'ils consacraient me consacraient moins d'argent qu'à leur fils biologique, en particulier pour les vêtements. L'uniforme n'y changeait pas grand chose, car dans mon école il n'était pas fourni, il nous appartenait de trouver les habits qui correspondaient au descriptif. Bref, mon frère était souvent vu comme une sorte de nouveau riche un peu con, mais en comparaison j'avais cette image de pouilleux maigrichon qui me collait à la peau. Je n'ai vraiment pas eu d'amis au primaire, pour les raisons susdites ou bien parce que j'avais un comportement de weirdo depuis le début, je ne sais pas. Heureusement, la situation s'est grandement améliorée quand je suis arrivé au collège, car un espèce de géant est venu me chercher et m'a annoncé que j'étais un sorcier.

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Bien joué, j'applaudis.

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Ici >>27 et mon message était en fait adressé à >>24.

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>>32
Ok je l'ai pas vu venir.
Styles : Acrimonie Nuit